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Fanny Lambert

Diplômée de l'École du Louvre, Fanny Lambert est critique d'art, journaliste, commissaire d'expositions indépendante (CEA) et enseignante. Spécialisée en art contemporain et photographie. Elle s'intéresse au corps dans l'image et particulièrement à l'Art Corporel des années 1970. Ses inclinaisons pour les spécificités de monstration des productions dites éphémères ou performatives croisent les recherches qu'elle a nourrit pour Michel Journiac. Elle est depuis 2016 en charge de développer un pôle « Art contemporain » à la galerie Gradiva à Paris où elle a présenté le travail de Mathieu Bonardet, Agnès Geoffray, Stéphanie Solinas, et une trentaine d'artistes pour l'exposition, qui emprunte sont titre au recueil de Jacques Roubaud, Quelque chose noir. Outre la rédaction de textes en direction des artistes, des institutions ou de la presse spécialisée (L’Oeil de la Photographie, Beaux Arts, de l'air, Hors d'œuvres etc..), elle co-fonde en 2016 un projet expérimental en ligne a-m-o-r-c-e-s.fr et a fait partie du comité de rédaction de la revue "Possible". Particulièrement attentive à la création émergente, jury pour des diplômes ou des prix, elle s'attache à la mise en regard de l'art contemporain et de l'image dans les pratiques actuelles. Depuis 2016, elle enseigne l'Histoire de l'art des années 1960 à nos jours à l'Université Paris VIII-Saint Denis, réinvestissant l’approche critique de l'image mêlée au discours théorique sur les notions de visibilité et d’invisibilité, et de perception à l’œuvre. Les créations sonores, le texte dans les pratiques nommées plastiques et les réflexions de l'image autour du monde, traversent tels des motifs, un projet puis un autre.

L'Antichambre project / Nuit - Intérieur / Nuit

Eric Rondepierre

Depuis les années 1990, Eric Rondepierre élabore une œuvre photographique à partir du cinéma (Excédents, Annonces, Précis de décomposition, Suites, etc.). Il multiplie les expositions en France et à l'étranger ; ces « reprises de vues » de photogrammes de films provoquent des achats dans des collections publiques prestigieuses et une certaine fortune critique. Parallèlement, à partir de de 1995, il publie des livres (fictionels et autobiographiques) – une quinzaine à ce jour. Après avoir documenté la fiction pendant 15 ans (par prélèvement simple), il commence, au cours des années 2000, à  fictionnaliser le document (montage, reconstitution). La série Loupe/dormeurs (2002) témoigne de ce tournant où un roman entier sert de trame à l'image et où le cinéma se mêle au quotidien de l'artiste.  Sa dernière série dérivée du 7e art, Background (encore en cours), est constituée de vues d’intérieurs, de chambres d'hôtels (comme dans Loupe/dormeurs) « encore chaudes des corps qui y ont séjourné, salons confortables, ou, par contraste, abandonnés, mais conservant dans la pénombre les débris de leur standing passé » (C. Millet).